mercredi 1 septembre 2010

Libra / Life Live /

Depuis que je tiens ce blog, j'ai pris l'habitude de succéder tout poste "bleusy" par un autre post pour contre-balancer, et pour dire que tout ne va pas si mal que ça, en fait. Probablement autant pour me convaincre que pour vous rassurer. Avoir Mercure en Balance doit sûrement y être pour quelque chose. Maintenir ou restaurer l'harmonie dans les formes de communication.

Seulement, depuis ce matin je cherche, et toutes les choses que je pourrais raconter me semblent dérisoires : qui ça intéresse de savoir que je vais encore bosser à vélo dès qu'il fait beau, que j'essaye de remplacer le grignotage de crasses par du grignotage de fruits, que j'ai eu un chouette message d'Aline... Tout ça me semble aussi futile que furtif. Néanmoins, il fallait un contrepoids... 

J'en étais à poster ceci tel quel, quand j'ai croisé le folder "PICS" sur mon disque dur. Han, toutes mes photos !

*Expand*

Le plus vieux folder s'appelle "2001". Ha ouais quand même, déjà... Je replonge dans ces vieilles (?) photos. Je feuillette, souvenirs de vacances, souvenirs de bureau, souvenirs, et de se multiplier les visages, les gens, les amis, les amours, les lieux, les lumières, ... Ha oui, c'est juste, j'étais là, j'ai fait ça. Et ça, et ça aussi ! Ouiii ! J'avais oublié ce château, ce pull, cette neige, cette vue, ces mains, ces sourires, ces couleurs. Et encore !

Alors, moi aussi je me met à sourire, à me remplir de tant de beauté que j'ai pu voir, que j'ai pu vivre.

Et qui continue à m'habiter, à faire partie de moi.

OK. Je suis de retour.

mardi 31 août 2010

Baloon / Thinking /

Monika a beau m'avoir mis 4-1 sur un dernier match de badminton, elle rentre fiévreuse et fatiguée. Elle doit couver quelque chose ; je la laisse tranquille. 

Dans la voiture tourne Photograph, de Nickelback. De quoi me mettre l'esprit en apesanteur.

Je sors la raquette de la voiture, je la range dans l'armoire. Elle ne devrait plus servir de si tôt... bah... :-(

L'ambiance semble bluesy, mais sans que je puisse réellement pointer pourquoi. Je le sens, c'est tout. Tentative de décryptage des idées qui me passent dans la tête :

# Je me sens différent. Sur un autre plan que les gens autour de moi. Pas seulement parce que je suis gaucher, anosmique, ou que sais-je. J'ai des valeurs discordantes, qui ne semblent pas avoir cours ici. Dans la pratique ça passe pour de la naïveté, de la crédulité, par un qualificatif "tu es trop bon", ou par une incompréhension réciproque. Combien de fois n'ais-je pas entendu que je suis différent ? Souvent, je ne me sens pas à ma place. Alors oui, je suis content d'être comme je suis, même si j'aimerais bien m'améliorer sur certains points. Être ainsi en décalage est probablement une bonne chose, mais le quotidien en est tellement plus difficile, parfois.

# Quelle est cette relation que je n'arrive pas à décrypter ? Depuis bien un an, ma "petite sœur" et moi avons atteint un grand niveau de compréhension, une relation de qualité. Mais indéfinissable. Alors un jour on s'est définis comme le frère et la sœur qui manquait à l'autre. Ça sonnait pas mal. Pour marquer la différence avec une amitié banale, mais aussi avec une liaison ou une aventure... Cet "amour platonique" est agréable et passionnant. Mais il peut aussi facilement me déstabiliser par grand vent. Une question qui ne se posait plus depuis des années revient ces derniers jours : à présent, où pourrait être la limite finalement ?

# Pour le moment je ne m'aime pas trop. Physiquement je veux dire. J'ai perdu 10 Kg en juin/juillet, mais je devrais au moins doubler ça avant de ressembler à quelque chose. Et cette tignasse sur la tête ne ressemble à rien. Et ceci, et cela... Bref, bof. A faire : cesser l'auto-mutilation au propre comme au figuré, ne plus résister au sommeil, remplacer le grignotage de crasses par du grignotage de fruits, de carottes ou que sais-je ? Et trouver un nouveau sport à faire (oui mais lequel, et avec qui ?).

# Est-ce que ce sont des tendance asociales que je sens remonter là ? Ces difficultés à avoir une place dans les conversation. A aller vers les gens. A m'affirmer, à exister. A dire ce que je pense. Je me sens me refermer, m'enfermer. Pourquoi ?

# Pourquoi n'ose-je pas (plus?) toucher les gens que j'aime le plus ? J'ai beau savoir que je peux, je n'ose hasarder. La peur d'être rejeté, oui, mais encore ?

...

Des dizaines de questions qui trottent et s'enchainent. Rationnellement parlant j'ai toutes les raisons d'aller bien, ou en tous cas, je pourrais facilement puiser du positif dans telle ou telle chose. Mais comme d'hab ce sont les cogitations mentales excessives et inutiles qui prennent le dessus. Comment lâcher prise ? J'vais (lui) en parler...

mardi 24 août 2010

734 / Life Live /

Haa la Suisse.

L'invitation d'origine consistait à passer à Genève le premier week-end d'août, ce qui accessoirement nous aurait permis d'aller voir les Feux. Mais des difficultés planistiques de part et d'autre avaient rendu la chose difficilement réalisable. C'est donc la semaine passée que je partis pour l'autre pays du fromage et du chocolat.

Patricia m'avait renseigné un itinéraire plus sympa que la traversée de la Haute-Savoie et sa chère (~17 EUR) autoroute : une bonne centaine de kilomètres à travers de petites routes du Jura. Et effectivement après une journée d'autoroute et autres caravanes hollandaises, cet itinéraire permettait au moins de pénétrer dans de plus beaux paysages, et de les voir de près :-) Haa la Suisse, et ses alpages. Je m'arrête encore sur le bord de la route ; le carillon des cloches des vaches dépayse très bien, c'est très cliché mais ça sonne très vacances, aussi !

A Genève il y a plein de choses à faire : aller chez Ikea, monter des meubles, montrer comment changer un phare, aller à un barbecue au milieu d'un bois, en profiter pour mettre le barbecue en route (bhin oui c'est normal que ça fasse une heure que tu n'arrives pas à allumer ton feu : noyer deux feuilles de papier journal sous 2,5 Kg de charbon, ça ne va pas marcher hein...) et passer pour des fous de la logistique parce qu'on a prévu de l'éclairage, nous ! (faire un barbecue à la lampe frontale, c'est fait :)) ). Notons au passage que tous les Suisses semblent en permanence munis de leur équipement traditionnel : un canif et un bloc de fromage. Tout pour me plaire :p

Dimanche, petite folie : réveil à 8h (du matin si si), pour une petite randonnée de 4h sur un petit dénivelé de 300/400m, avec pique-nique au sommet. Patricia avait prévenu JP de la différence l'absence de notion de dénivelé en Belgique, le programme fut donc adapté sur mesure, et la grimpette fut donc ponctuellement ardue, mais globalement accessible. Et puis, traverser des bois et des prés par des sentiers presque inexistants, de temps en temps s'arrêter, se retourner et avoir les yeux qui s'écarquillent tellement il y a d'espace à voir... c'était juste magnifique, tout comme une fois au sommet, la vue sur des centaines de Km aux alentours, c'était tout bonnement impressionnant. S'asseoir sur un rocher, pique-niquer devant les grands espaces, avoir autant d'air à respirer. Haaa la Suisse.

Les moments à la maison étaient ponctués par de régulières visites aux chatons ; on devient vite gâteux devant ces boulettes de poils. Patricia en gardera une. J'aimerais qu'elle l'appelle Tira, parce que le chat déjà présent à l'appartement s'appelle Mitsou. "Tira-Mitsou", ça vaut presque l'autre prénom qu'on lui avait proposé : "Bishi" (je vous laisse chercher celui-là :p ), mais il y a peu de chances que mon avis compte :))

Les jours passent, celui du départ est déjà là. Le ciel qui avait été clément jusque là se drape de nuages bien belges. Alors, je refais la route à l'envers, au revoir jet, chalets et vaches gardant la frontière.

Ces quelques jours, magiques de O (comme O sole mio) à S (comme Confédération Helvétique) ne facilitent pas le retour. Lundi matin, Patricia part au bureau, et moi plein nord. Mais voir sa voiture aller d'un côté, et moi bifurquer de l'autre, ça me fait juste ... .

Ce sentiment, mêlé à un nappage de "wish you were here" qui me déborda de temps en temps pendant ces jours, me rendent songeur. Alors je met dans la machine le cd reprenant un mix de chansons (s)low, et je laisse glisser les sentiments au fur et à mesure que le paysage défile dans l'autre sens. Je traverse la France et le Luxembourg sans les voir.

Patricia me rappelle qu'il ne faut pas pour autant oublier les moments magiques. On se reverra. Ça on sait ! :-)

Haa la Suisse, et sa Suissesse !

jeudi 19 août 2010

Out of ressources / Thinking /

J'ai compris hier soir quel était le sentiment qui me faisait réellement vaciller, passer en mode "panique", comme il y a quelques années, ou en mai.

Ce mode panique apparaît lorsque je ne sais plus quoi faire. Quand je suis dans une situation où je veux aller dans une direction, que je sens que ça dérape, et que je ne sais plus quoi faire pour redresser la barre, et/ou que rien de ce que je fais ne semble en rien améliorer la situation. Et ça part en vrille.

J'ai senti monter la chose, avant-hier et hier. Jusqu'ici le sentiment me submergeait sans que je comprenne quoi que ce soit, jusqu'à ce que ça craque. Aujourd'hui, peut-être puis-je ne plus tomber dedans, ne fut-ce qu'en exprimant ce qui se passe : "je voudrais ça, mais je ne sais plus quoi faire ; panique à bord".

?

lundi 16 août 2010

Heures sups / Life Live /

Chargement de la carte...

Après une semaine franchement ennuyeuse, le week-end aura été dense en activités. Comme chaque année, Dédé organisait son barbecue et troll-ball annuel en Falcitombie, lequel aura à nouveau été génial et grandement défoulant si je me réfère aux courbatures que j'ai aujourd'hui (aie, ouille), et à l'état de mon pantalon en rentrant. Beaucoup de rires, beaucoup d'images dans la tête, aussi.

Je me répète souvent : je ne me sens absolument pas l'âme d'un rôliste, j'ai du mal à jouer un personnage, à me décoller de moi-même et être quelqu'un d'autre. Par contre, l'ambiance fraternelle et bon enfant m'éclate. Il n'y aura par exemple que des rôlistes qui iront marquer contre leur camp juste pour prolonger encore la partie, ou d'aller réclamer chez l'arbitre comme quoi le point qu'ils viennent de marquer ..eux-mêmes.. n'est pas valide :-) Ambiance unique !

Bien sûr, on n'échappe pas à l'un ou l'autre crétin qu'on ne peut pas sentir... Heureusement, mon lancer de scud est toujours aussi efficace sur ces spécimens. Plaisir doublé par une cible de choix ; un gars que je ne connais pas mais qui m'avais déjà échauffé avec ses remarques lors d'un week-end l'année passée. Cette-fois-ci :

Moi, à Fred: Tiens on a eu une idée, avec Euréka...
Fred: ha ?
Ducon: et tu veux une médaille ?
Moi: ...on voudrait pouvoir autoriser les archers à tirer à "missou" [1]
Ducon: et tu veux une médaille ?
Moi : Si je n'ai pas réagi à ce que tu viens de dire, ça ne sert à rien que tu te répètes : t'es pas devenu subitement plus intéressant en 5 secondes.

J'en avais encore quelques autres en réserve ("toi, tu auras une médaille quand tu seras allé te laver les cheveux"), mais ce ne fut pas nécessaire... Il s'effaça tout seul.

[1] Lorsqu'on porte un coup à un adversaire, on frappe toujours "avec un certain nombre de points" pour symboliser la force de frappe : 2, 3, 5 magique, 6 d'argent, 7,... L'idée était de permettre aux archers de pouvoir dire "Moi je tire à missou" :p

Bref. Très chouette journée. J'ai bien mangé, j'ai bien joué, j'ai fait mes premières tentatives de tir à l'arc. Et un bon 200 photos. Et Lionel de conclure : tu devrais faire des photos plus souvent, on voit que t'as vraiment la patate quand tu en fais. A méditer.

 

Au retour dans la nuit, un crash sur le ring, deux voitures dans le talus. Je m'arrête, sécurise, fais le bilan. Pas de blessés, mais un sexagénaire visiblement éméché, et dans l'autre voiture, deux petits enfants que le choc a réveillé en sursaut. Je retourne dans le coffre chercher une couverture et deux glow-sticks. Peut-être inspiré par l'ambiance de la journée, je leur raconte : "Regardez, ce sont des baguettes de magicien. Avec ça vous serez en sécurité." :-) 

 

Un bon week-end ? Certainement, du début à la fin.

Pourquoi alors ais-je encore l'impression d'un manque ? En fait c'est quasi la même réflexion après chaque bon moment : il m'a manqué du tactile. C'est idiot, mais aussi agréable que le week-end ait été, il me manque comme une ponctuation pour que je puisse "sentir" ça.

jeudi 12 août 2010

48.000 pixels / Life Live /

En réalité, c'est bien mon grand-père qui m'a initié pour la première fois à l'informatique. Je devais avoir une dizaine d'années ? Je ne sais plus... Par contre, je me souviens encore très bien de ce Macintosh sur son bureau. L'écran noir et blanc, l'icône souriante au démarrage, la grosse souris et son unique bouton carré...

Un bon 25 ans plus tard, mon grand-père s'occupe toujours à l'ordinateur. Il s'amuse comme un fou à répertorier sa collection de disques, cd et vidéos de musique classique dans cardfile, il envoie des mails, il va sur internet... :-) Samedi nous fêtions ses 89 ans. Il se plaignait de sa mauvaise vue et des difficultés qu'il avait à lire son écran. On lui a bien dit à l'hôpital qu'il y avait moyen de mettre des plus grands écrans ou des télés sur le PC, mais que ça coûterait au moins 500 EUR, ce qui était trop cher pour lui ! Je l'ai rassuré en disant qu'on pouvait trouver de plus grands écrans pour moins que ça, que je me renseignerais et le tiendrait au courant.

Hier après-midi je lui téléphonais avec le résultat de mes recherches. Le lui donnais les prix les moins chers que j'avais trouvé, et les tailles des écrans 21, 22, 24 pouces (en cm). A chaque fois il posait le cornet, allait près de son bureau, et comparait avec un mètre combien ça faisait de plus par rapport à son 19" actuel :-)

Acheté ce midi chez Axel, je suis allé ce soir lui installer son nouveau 24". Mais malgré quelques premières adaptations (icônes et polices "grande taille", couleurs plus douces, pointeur agrandi...), il reste sceptique. Il ne le dit pas trop, mais je le sens bien à ses questions... Finalement, je baisse la résolution de 1920x1080 vers 1600x900, voir s'il préfère. Bof... Ce n'est que lorsque je suis passé en ... 800x600 que j'ai vu mon grand-père sourire comme un gosse de 8 ans face à ses cadeaux de Saint-Nicolas. "Ho oui comme ça c'est bien, c'est beaucoup mieux, je vois tout beaucoup mieux ! " il a de suite testé tout ce qu'il avait l'habitude de faire (lire ses mails, aller voir les horaires de la STIB, ...) et arrivait avec beaucoup plus de facilité à ses fins. Je l'ai vu vraiment content, presque excité par les nouvelles possibilités qui s'offraient à lui. Lorsque je repars, c'est toujours la même satisfaction que je lis sur son visage et dans ses gestes.

Ce sourire de mon grand-père, il restera gravé là, longtemps !

mardi 10 août 2010

Not pass / Life Live /

Ce week-end, mon petit frère m'a spontanément proposé de partir avec lui deux semaines à l'Île Maurice en octobre. Il y connaît des gens, il y est déjà allé, il veut me faire passer des brevets de plongée. L'idée semble séduisante. Ça me touche beaucoup. Je sens ces derniers mois, ces dernières années, une affection de plus en plus grande entre nous. Une grande attention de sa part. J'aime mon frère et il m'aime. C'est juste Bon.

Wais. Revenons sur terre. Je pense que le plan vacances va s'arrêter là. Pas seulement parce que les voyages loin-vers-l'inconnu ne sont pas ma tasse de thé. Surtout parce que je ne veux pas les déranger. Last but not least, je ne suis pas certain d'avoir un balle pour me faire ce genre de voyage après un mois de juillet à presque 6K EUR :(  Et voilà, *p00f* je me retrouve avec une citrouille entre les mains.

Mais il n'y a pas que ce réservoir-là qui s'épuise. Émotionnellement, je donne et je donne de tous côtés. J'essaye de faire du bien aux gens que j'aime (Jue dirait "qui m'aiment", ouais), d'être présent et à leur écoute... mais je manque de refill. Je cherche des bras, au sens propre du terme. Me reposer dans un câlin où je pourrai lâcher les armes et me laisser aller en toute sécurité.

Je suis de mauvaise humeur aujourd'hui. Encore ?! Mais merde alors !

'fait froid. Je fatigue.

dimanche 8 août 2010

Encore un matin / Thinking /

Je me suis levé ce matin et j'ai fini de vider la caisse étiquetée "Table de nuit".  

Mais sous les brols, cette boite est aussi celle avec les petits mots, les petits cœurs, les lettres et autres souvenirs que je rangeais dans le tiroir du bas. Du coup dans la tête les images s'enchaînent : celle de la banderole sous la porte en rentrant un soir, celles des corn-flakes organisés en dessins sous le bol du petit déjeuner, les images des rires et des mains...

Ces dernières semaines, je regarde de l'avant certes, mais n'est-ce pas pour surtout éviter de regarder en arrière ? Je fais comme si tout allait bien, comme si rien ni personne ne me manque.

Mais ce n'est pas le cas.

samedi 7 août 2010

Just another daaaay ! / Life Live /

Choses que je n'avais plus fait depuis... pfu !

Aller bosser à vélo. J'y pensais depuis le début de la semaine, mais la météo n'était pas très favorable. Ce matin ça m'a pris comme ça au réveil ; je me suis dit "bon bin aujourd'hui je le fais !", et si l'aller s'est passé sans trop de problèmes le retour a été plus compliqué, comme prévu ! 1 Km de montée jusqu'au Bota, pas des plus facile, 1 Km de faux plat, 700m d'une belle descente... mais 3 feux (rouges) sur cette distance, bref pas de quoi se lancer pour le dernier Km de côte. Argh. Sur des petits dénivelés je tiens beaucoup plus longtemps, mais sur ces bosses dont la pente augmente avec la distance, j'ai encore du mal. Mais c'est à refaire clairement, une bonne santé ne vient pas toute seule...

Alors pour me féliciter, je me suis accordé un bon bain mousse. Et je pense que mon dernier bain-mousse doit remonter à plus de 5 ans. Mais ce sont surtout des images d'enfance qui remontent au moment de faire trempette dans l'écume. C'est dire si je fais dans la régression :p

The ShieldEnfin, pour clôturer la journée des inhabitudes, je me suis enfilé 8 épisodes de The Shield, de quoi finir la Saison 1 que j'avais commencé à regarder mercredi soir. Mes collègues auront finalement réussi à me convaincre, eux qui en parlent toutes les semaines depuis des années.

La série est plutôt trash et noire, pas trop mon genre. Mais les personnages sont tous aussi attachants que répugnants, bons que mauvais, et le montage ficelé de sorte qu'il est difficile de trancher... et on reste donc scotché, et on enchaîne pour tenter de cerner ce qui se passe (ce qui n'est finalement pas plus facile au fil des épisodes et rebondissements...)


Bon, allons dormir un peu, demain d'autres formes de sport m'attendent : il faut se lever tôt pour déménager le stock de l'AMW, puis passer l'après-midi en famille...

lundi 2 août 2010

Transversales / Thinking /

C'est en écoutant le piano de "Mistral Gagnant" que commence le petit trip au centre de la mémoire.

Je me souviens avoir joué ce morceau il y a ... longtemps, sur mon vieux synthé. Après les images de ma chambre d'ado et du clavier, le son du piano me rappelle "la P.O." où on se retrouvait tous les mardis. Je devais avoir quoi ? 14 ou 15 ans ? Au fond du bar là, il y avait un vieux piano droit... Je me souviens que c'est en jouant sur ce piano que j'ai croisé mon premier long amour de gosse.

En visualisant le piano, je visualise instantanément celui que nous appelions le Père André. Un personnage atypique : moderne, libre, ouvert. Très énergique, très motivant. Il était là chaque semaine. Il partageait son temps entre nous enseigner des morceaux au piano, nous latter au ping-pong ou nous apprendre à jouer au Whist dans d'interminables parties. Puis il repartait dans sa Deuche' beige. La P.O. et André... une pleine partie de cette étrange période adolescente.

Penser au père André me ramène à Ellezelles, je me souviens de cette journée où Vinie et moi étions allés l'aider à débroussailler son jardin. Je me souviens de la maison et du terrain triangulaire, à l'angle d'un carrefour sur la rue de Ranaix... Je me souviens avoir retiré des blocs de béton du jardin et avoir tondu la pelouse avec une vieille tondeuse à essence :)

André me semblait déjà bien âgé à l'époque. En cherchant un peu sur le net, j'apprends qu'il est décédé en 2007. Ho ! En quelle année on était déjà, dans tous ces souvenirs ? Fin des années 80 ? Début des années '90 ? Quelle énergie cet Homme !

je voyage dans mes pensées, le piano de Mistral Gagnant s'adoucit, puis semble presque vouloir disparaître.

Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants

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